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Le guide pour créer une landing page qui convertit

La landing page, appelée aussi page d’atterrissage ou page de destination, est une page Web unique créée dans le but de convertir ceux qui la visitent. Dans cet article, je vous explique comment créer une landing page efficace et performante. Suivez le guide.

La landing page, c’est quoi ?

Avant de commencer, définissons ce qu’est une landing page.

La landing page, ou page d’atterrissage, de destination en français, est une page Web unique sur laquelle arrive un internaute après avoir cliqué sur un lien externe (publicité, email, etc.).

La landing page a un seul objectif clair et précis. Elle cible une audience bien spécifique. Tout le contraire d’une home page qui, elle, s’adresse à une audience large.

Son but : inciter les visiteurs à effectuer une action spécifique (inscription à une formation en ligne, prise de rendez-vous, demande de démo, etc.)

Elle peut aussi être utilisée pour tester l’appétence de votre produit ou service auprès d’un marché : le fameux Product/Market Fit (PMF). À ce sujet, je vous recommande chaudement la formation gratuite par email de Sacha Azoulay et Julian Boulinguez sur comment tester, itérer et prouver votre PMF.

Quels outils pour créer sa landing page ?

Bonne nouvelle : nul besoin d’avoir fait la Piscine à 42 pour créer sa landing page. Il est tout à fait possible de la faire soi-même, sans mobiliser beaucoup de moyens et de connaissances.

3 outils pratiques :

Conseils : votre page doit être simple, épurée et surtout professionnelle.

Une landing page qui convertit : l’importance du copywriting

Mais avant de créer votre landing page, il faut l’écrire.

Sans un bon copywriting, votre page de destination ne sera pas performante.

Le copywriting, c’est quoi ? C’est l’art de convaincre avec les mots.

Sur votre landing, vous devrez donc convaincre vos visiteurs avec des textes impactants. Votre design ne suffira pas.

Une bonne préparation avant tout

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point », écrivait Jean de La Fontaine dans « Le Lièvre et la Tortue ».

Avant de vous lancer dans la rédaction de votre landing page, prenez donc le temps de vous préparer.

C’est d’ailleurs l’étape la plus importante dans le processus de création.

Définir sa proposition de valeur

Vous devez clairement définir votre proposition de valeur, à savoir votre promesse. C’est elle qui va captiver l’attention de l’internaute.

Elle doit être unique, être comprise et se faire ressentir dans toute votre page.

Exemple avec Dreem, une entreprise produisant un bandeau technologique qui permet de mesurer, d’analyser et d’améliorer le sommeil.

Sa proposition de valeur : « Dormez, enfin ».

Elle ne dit pas « Le bandeau qui améliore votre sommeil ».

Définir une seule offre

Une landing page doit être au service d’une seule offre. Il faut en effet éviter de proposer plusieurs offres différentes. Cela peut brouiller votre message et faire baisser considérablement votre taux de conversion.

Connaître son audience

Rappelez-vous : un contenu qui ne parle pas à la bonne personne ne convertira jamais.

Avant de commencer à écrire, renseignez-vous donc sur votre cible : son/ses problèmes, ses envies, ses freins, etc. Et surtout, sur sa manière de s’exprimer. Vos mots devront la toucher, et c’est en employant son vocabulaire que vous y parviendrez.

Dans un précédent article sur le copywriting, je vous ai donné plusieurs techniques :

  • Regarder les avis clients de vos concurrents (Google, Trustpilot)
  • Scruter les forums et groupes sur les réseaux sociaux
  • Analyser les ads de vos concurrents (Facebook Ads Library)
  • Directement interviewer vos clients ou vos prospects cibles. Un appel ou un email ne coûte rien. Vous pourrez obtenir des informations en or, des phrases hyper « catchy » à réutiliser sur votre landing page.

Vous devez connaître votre cible mais aussi son « état » par rapport à votre solution.

Dans son livre « Breakthrough Advertising », le copywriter Engene Schwartz distingue 5 « Stages of Awarness » :

  • « Completely Unaware » : votre cible ne connaît pas votre solution, ni celle de vos concurrents. Elle ne sait même pas qu’elle a un problème.
  • « Problem Aware ». Elle sait qu’elle a un problème mais ne sait pas comment le résoudre.
  • « Solution Aware ». Elle sait qu’elle a un problème et connaît les différentes solutions qui s’offrent à elle.
  • « Product Aware ». Elle vous connaît mais cherche encore la meilleure solution.
  • « Most Aware ». Elle connaît très bien votre solution, votre entreprise, mais elle n’a pas encore converti.

Essayez donc de connaître son état, là où se trouve votre cible. Votre landing page devra s’adapter et faire passer votre prospect d’un état à un autre.

Et rappelez-vous, une landing page ne s’adresse qu’à une seule audience !

Identifier toutes les objections possibles

Pour que votre landing page soit convaincante, vous devrez lever toutes les objections possibles de votre prospect. S’il a une objection et que vous n’y répondez pas, il ne convertira pas.

Les plus courantes : « c’est trop cher », « ce n’est pas fait pour moi », « j’ai déjà essayé une autre solution, et cela n’a pas fonctionné », « ma situation est trop compliquée ».

Prenez donc le temps d’identifier toutes les objections en amont, en interrogeant votre cible notamment. Vous pouvez par exemple créer et envoyer un sondage via Typeform. Une méthode efficace et peu coûteuse.

Vous pouvez ensuite intégrer ça à votre landing page (section à part, FAQ, mentions…). Exemple ici pour la section CTA de Dreem, où l’on peut voir toutes les réassurances sur les objections possibles :

copywriting landing page

Une écriture simple et ciblée

Bien préparé, vous pouvez désormais passer à l’écriture de votre page de destination.

Trois règles essentielles :

  • Être simple. Faites des phrases courtes et concises.
  • Écrire pour sa cible. Rappelez-vous : vos visiteurs se foutent complètement de vous. Vous devez parler d’eux et non de vous. Dans vos textes, utilisez donc le « vous » plutôt que le « nous ». Votre lecteur se sentira concerné.
  • Se mettre à la place de sa cible. Vous devez répondre à ces 2 questions : « En quoi ça me concerne ? », « Qu’est-ce que j’y gagne ? ».

La structure d’une landing page

Une page de destination se compose de différents blocs :

  • La « Hero » section. Elle comporte un titre, un sous-titre ou une brève description de votre produit ou solution, un CTA et un visuel ou une vidéo. C’est ici que vous allez présenter votre produit ou solution, mettre en avant votre proposition de valeur.
  • Les bénéfices de votre solution ou produit.
  • Réassurance. Cette partie contient les logos de vos clients les plus connus, ainsi que certains témoignages. 
  • CTA (Call-to-Action)

Vous l’avez remarqué, cette structure s’appuie sur le framework AIDA (Attention, Intérêt, Désir, Action). Oui, encore lui !

Ce framework, utilisé en copywriting, permet d’améliorer votre capacité de persuasion.

En suivant ce framework, votre landing page se présentera ainsi :    

Attention

C’est votre « Hero » section. Elle comporte un titre, un sous-titre ou une brève description de votre produit/solution, un visuel ou une vidéo, et votre CTA (call to action) . Le visiteur doit comprendre ce que vous faites en 5 secondes. C’est la partie la plus importante, puisque c’est la première chose que l’internaute voit. Votre objectif : l’inciter à lire la suite.

Le titre est votre promesse. Attention, votre titre n’est pas votre slogan. Celui-ci doit être clair et précis !

Le sous-titre ou la description vient crédibiliser votre promesse. Vous expliquez comment vous faites.

Votre visuel doit être en lien avec votre solution/produit. Il doit avoir une valeur ajoutée. Si c’est une application, mettez une vidéo montrant comment elle fonctionne. Si vous êtes un service de livraison de fruits et légumes, mettez un panier rempli de vos plus beaux produits par exemple. Etc. Ne mettez jamais une image juste pour décorer ! L’idée est ici de projeter le visiteur.

Votre CTA doit bien se distinguer. Mettez le bouton d’appel à l’action dans une couleur bien distincte. Il doit sauter aux yeux !

Exemple avec la landing page de la formation Turbo de GrowthMakers :

Nous avons une promesse : « Deviens Growth Marketer en 6 semaines ». Et comment on peut le devenir dans le sous-titre. Le CTA est clair et bien mis en évidence. Le visuel est la photo de l’expert Growth en question, qui permet à la cible de se projeter lorsqu’elle sera dans la formation.

Intérêt

Vous mettez en avant vos bénéfices, vos arguments : pourquoi vous êtes LA solution qu’il faut. Chaque bénéfice est présenté dans une seule section. Un bénéfice = un bloc.

Ne confondez pas bénéfices et fonctionnalités ! Le bénéfice est la conséquence de l’utilisation de votre produit ou service. La fonctionnalité est une caractéristique. Je vous montre un exemple dans cet article sur le copywriting : comment écrire du contenu qui convertit.

Dans cette partie Intérêt, tentez de répondre aux objections. Ne laissez pas vos visiteurs dans le doute.

Désir

Intégrez des logos de vos clients les plus connus, ou mettez en avant des témoignages, des avis clients.

Vous pouvez également montrer la popularité de votre produit/service. Exemple : « Plus de 1200 entreprises nous ont fait confiance », « Plus de 2 000 personnes ont suivi notre formation », etc. Vous suscitez ici le désir (tout le monde veut faire comme tout le monde) et, en plus d’apporter de la crédibilité, vous rassurez avec ces éléments de preuves.

À noter : vous pouvez intégrer cette section juste après votre « header » (section regroupant votre titre, sous-titre, premier CTA).

Exemple sur la formation Turbo :

Action

Cette section est très courte. Vous expliquez à votre lecteur comment passer à l’action, en levant les dernières objections. Évitez de mettre un Call-to-Action trop flou. Allez droit au but : « Demander une démo », « Essayer l’appli », etc.

Vous pouvez même lever une objection directement dans votre CTA : « Commencer maintenant pour 1 euro », « S’inscrire en 2 minutes ».

Crédit photo : Marketing Exemple

Sachez qu’il existe aussi d’autres frameworks dont un nommé PAS (Problem, Agitate, Solve). Celui-ci est plus direct puisque vous vous appuyez sur un problème, vous enfoncez le couteau dans la plaie en insistant sur le problème, et vous apportez votre solution.

Je vous en parle également dans mon article sur le copywriting.

Voici un autre exemple d’une landing page. Celle de l’entreprise Global Map.

Un header clair et compréhensible :

Des bénéfices présentés dans chaque bloc distinct :

Réassurance :

Global Map apporte une preuve sociale avec ce témoignage, et une des preuves d’autorité en montrant ces nombreuses récompenses.

CTA : formulaire à remplir pour demander la démo.

Cette landing page n’est pas parfaite mais reprend tous les éléments nécessaires.

Les techniques de persuasion

AIDA est une méthodologie formidable pour améliorer sa capacité de persuasion : désir, preuve sociale, etc.

Vous pouvez également parier sur d’autres leviers :

  • La rareté. Plus quelque chose est rare, plus on le désire. Le FOMO pour Fear of Missing Out (la peur de passer à côté en français) est particulièrement efficace.
  • La sympathie.
  • La réciprocité. Les personnes sont plus disposées à acheter après avoir reçu quelque chose.

4 erreurs à éviter

Créer une landing page hyper longue. Plus elle sera longue, plus elle risquera d’embrouiller votre visiteur. Mettez simplement vos principaux bénéfices. Et si vous n’avez pas pu lever toutes les objections, vous pouvez ajouter en bas de votre page un FAQ. Vous pouvez également installer un chat.

Insérer une barre de navigation. N’intégrez pas une barre de navigation sur votre landing ! Votre visiteur sera distrait. La seule chose qu’il peut faire est de cliquer sur votre CTA ou non.

Intégrer des liens sortants. Une fois sorti, le visiteur risque de pas revenir. Évitez donc d’intégrer trop de liens sortants, même si ceux-ci sont pertinents. Vous pouvez en mettre un si besoin, mais pas plusieurs.

N’oubliez pas de mettre sur votre landing les mentions légales de votre société ainsi que votre bandeau cookie.

Et après ?

Après avoir créé votre landing page, 3 étapes importantes :

Relire sa page à voix haute. Si vous butez sur certaines phrases, réécrivez-les.

Vérifier les fautes d’orthographe. Peu de landing sont irréprochables : l’orthographe, la syntaxe, les majuscules. Deux outils que l’on utilise au quotidien chez Growth Room pour éviter les fautes : Grammarly pour l’anglais et MerciApp pour le français.

Partager sa landing page à une personne qui n’est pas familière avec votre projet. C’est le meilleur moyen pour savoir si votre landing est claire et compréhensible. Laissez-lui 10 secondes, et posez-lui ces questions : « quel est le but de la page ? », « qu’est-ce que je propose ? », etc.

Bien sûr, tous ces conseils ne sont pas magiques. Chacune de vos pages de destination devra faire l’objet de tests. Tester, tester, itérer, telle est la clé pour une landing page 5 étoiles !

Conseil : n’hésitez pas à A/B tester votre landing page. Créez deux versions de votre landing et analysez celle qui est la plus performante, en fonction de vos KPIs définis (taux de clic, taux d’inscription, temps passé sur la page, etc.). Vous pouvez tester votre titre et votre sous-titre (proposition de valeur), votre image ou encore votre CTA.

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour créer une landing page qui convertit. À vous de jouer !

Pour aller plus loin, je vous invite à lire cette « Conversion Checklist » pour optimiser votre landing page.

Ce qu’il faut retenir

Pourquoi créer une landing page ?

La landing page n’a qu’un seul but : inciter les visiteurs à effectuer une action spécifique (inscription à une formation en ligne, prise de rendez-vous, demande de démo, etc.). Elle permet d’obtenir des leads qualifiés.

Quels outils pour créer gratuitement une landing page ?

Vous pouvez créer facilement et gratuitement votre landing page avec ces 3 outils : Webflow, Umso et Strikingly.

Comment faire une bonne landing page ?

Une page de destination est découpée en plusieurs éléments. Elle doit contenir :

  • Un titre et un sous-titre présentant votre proposition de valeur
  • Les bénéfices de votre solution/produit
  • Des éléments de réassurance (témoignages, logos de vos clients)
  • Elle doit répondre à toutes les objections possibles

Chez Growth Room, la création de landing pages performantes fait partie intégrante de nos accompagnements, un exemple sur le déroulé ici. D’ailleurs, lorsqu’une personne atterrit sur une landing page, elle se personnalise dynamiquement en fonction des données que l’on a sur le prospect.

N’hésitez pas à nous contacter sur welcome@growthroom.co, on fait le pari de vous répondre en moins d’une heure !